Code / Libellé :
 
06/07/12 12:35 Analyse mi-séance AOF France / Europe En recul avant le chômage US

(AOF) - Les Bourses européennes continuent de creuser leurs pertes dans l'attente de la statistique de l'emploi de juin à 14 heures 30 aux Etats Unis. En fonction de ce chiffre, la Fed pourrait annoncer une nouvelle vague d'assouplissement quantitatif en vue de soutenir son économie. Impactés par l'annonce de la BCE hier de ne pas activer de programme d'achat d'obligations, les taux d'emprunts de l'Italie et de l'Espagne poursuivent leur hausse, celui de l'Espagne a même dépassé la barre des 7%. A 12h30, le CAC cédait 0,42% à 3215,81 points et l'Eurotop 100 -0,16% à 2162,10 points.
Aviva (3,62% à 294,86 pence) grimpe à la Bourse de Londres, qui salue son annonce sur la restructuration de ses activités. En effet, les mauvais élèves qui n'ont pas réussi l'évaluation seront cédés. Au total, 16 activités ont été jugées sous-performantes sur les 58 segments existants. Dans le cadre de ce nouveau plan stratégique dévoilé jeudi dernier, l'assureur britannique entend simplifier son organisation jugée trop complexe par les actionnaires.
Nouvelle sortie de route pour PSA Peugeot Citroën à la Bourse de Paris. En repli de 5,97% à 7,2120 euros, le groupe automobile accuse la plus forte baisse du CAC 40, pénalisé des ventes mondiales très mauvaises au premier semestre 2012. Peugeot entraîne dans sa chute sa filiale Faurecia, qui décroche de 6,44% à 13,005 euros pour occuper la dernière place du palmarès du SBF 120. Les ventes du premier constructeur automobile français ont chuté de 13% à 1,619 million d'unités dans le monde. Peugeot accuse une baisse de 12,5% à 995 000 et Citroën de 13,6%.
Air France-KLM (+2,19% à 3,975 euros) tire son épingle du jeu à la Bourse de Paris. Le titre de la compagnie aérienne franco-néerlandaise est soutenu par deux facteurs positifs. Les syndicats CFDT, FO et CFE-CGC ont confirmé qu'ils comptaient signer aujourd'hui les accords sociaux du plan Transform 2015 pour le personnel au sol. Ces trois syndicats représentent plus de 30% des voix des salariés concernés, soit le seuil minimum requis pour que l'accord soit validé. L'enjeu est d'importance pour la compagnie.

Les chiffres macroéconomiques
Le déficit commercial de la France s'est réduit au mois de mai à 5,325 milliards d'euros contre 5,768 (révisé) le mois dernier. Les économistes interrogés par Reuters attendaient une réduction du déficit moins prononcée à 5,5 milliards d'euros. Les importations sont toujours supérieures aux exportations. En mai, la France a exporté pour environ 37,440 milliards d'euros, soit 471 millions de plus qu'en avril. Les importations n'ont pratiquement pas évolué, ressortant à 42,765 milliards d'euros, soit 28 millions de plus qu'en avril.
Les commandes à l'industrie en Allemagne ont augmenté de 0,6% en mai. Les économistes visaient une croissance nulle après -1,4% en avril (contre -1,9% en première estimation).
En début d'après midi, à 14 heures 30, les chiffres de créations d'emploi et le taux de chômage aux Etats Unis au mois de juin sont très attendus par les opérateurs.
A 12heures 30, l'euro reculait de 0,11% face au billet vert s'échangeant désormais autour de 1,2377 dollar.

AOF - EN SAVOIR PLUS
- AF-KLM bénéficie d'une des plus fortes expositions du secteur aux pays émergents avec près de 40% de son chiffre d'affaires passager. Le groupe tisse sa toile en développant des partenariats régionaux.

Les points faibles de la valeur
- La conjoncture morose pèsent sur les résultats du groupe alors que parallèlement le coût du carburant reste élevé ;
- L'écart de compétitivité entre AF-KLM et ses principaux concurrents continue de se creuser au détriment du premier. La mise en place rapide du plan de transformation structurelle « Transform 2015 », annoncé début 2012, demeure donc la priorité du groupe ;
- AF-KLM doit affronter la concurrence du TGV, des compagnies à faible coût comme EasyJet ou Ryanair mais également des Compagnies aériennes des Etats du Golfe dont la stratégie repose sur un modèle « de croissance à tout va » et qui bénéficient d'aides étatiques massives ;
- Les accords d'entreprise ne sont plus adaptés à l'environnement actuel du transport aérien et pèsent sur la productivité du groupe. La négociation d'un nouvel accord collectif est un sujet délicat ;
- Le groupe est confronté à un endettement important qui met le groupe sous pression ;
- Les troubles géopolitiques dans le Monde Arabe pénalisent une partie du trafic d'AF-KLM.
- Le groupe reste sensible aux décisions « politiques » comme en atteste le débarquement express de Pierre-Henri Gourgeon à l'automne 2011 ;

Comment suivre la valeur
- AF-KLM est considérée comme une valeur de retournement (c'est-à-dire en voie de redressement) ;
- Le groupe est sensible au niveau du trafic aérien, et donc à la conjoncture, aux flux touristiques, à la confiance des voyageurs, aux intempéries, et au climat général (troubles géopolitiques, guerres, craintes d'attentats, épidémies) ;
- Gros consommateur de carburant, AF-KLM est aussi sensible à l'évolution des cours du pétrole, bien que sa politique de couverture en atténue l'impact ;
- Les mesures de protection des marges (adaptabilité de la flotte, réduction des coûts) et parallèlement, le coefficient de remplissage des avions, indicateur clé, sont à suivre ;
- Le groupe est dans l'obligation d'accélérer les réformes structurelles. L'arrivée à l'automne 2011 d'Alexandre de Juniac à la tête du groupe et, surtout, le retour de Jean-Cyril Spinetta aux commandes opérationnelles constituent, selon les analystes, un catalyseur pour des changements rapides. Le réseau court-moyen courrier est au coeur de la restructuration. Le groupe doit également redresser et repositionner son activité long-courrier, optimiser le fonctionnement des services en aéroports et des escales, accélérer la transformation du cargo et développer la maintenance et de l'entretien d'avions ;
- Le groupe se doit de réussir cette transformation sous peine, selon les analystes, de se voir marginaliser lors de la prochaine vague de consolidation du secteur.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Transport aérien
Suite à la hausse du prix du pétrole, l'Association internationale des transports aériens (Iata) a revu à la baisse ses prévisions de bénéfices pour les compagnies aériennes sur l'année 2012. Ils seraient plutôt de 3 MdUSD (2,3 MdEUR), contre 3,5 MdUSD estimés en décembre dernier. L'an passé, les profits des compagnies ont atteint 7,9 MdUSD (6 MdEUR). Les nouvelles prévisions de l'Iata sont basées sur un prix moyen du baril de 115 USD, alors que les prévisions précédentes se basaient sur un prix moyen de 99 USD. Les compagnies européennes devraient afficher des pertes de 600 MUSD (450 MEUR) et les compagnies africaines perdront 100 MUSD (75 MEUR). En revanche, les compagnies nord-américaines devraient enregistrer des bénéfices de 900 MUSD (675 MEUR), et celles d'Asie-Pacifique des profits de 2,3 MdUSD (1,7 MdEUR). En 2012, le nombre de passagers devrait continuer de croître (+4,2%) et le fret aérien devrait stagner au niveau atteint au dernier trimestre de 2011.


Copyright 2012 Agence Option Finance (AOF) - Tous droits de reproduction réservés par AOF. AOF collecte ses données auprès des sources qu'elle considère les plus sûres. Toutefois, le lecteur reste seul responsable de leur interprétation et de l'utilisation des informations mises à sa disposition. Ainsi le lecteur devra tenir AOF et ses contributeurs indemnes de toute réclamation résultant de cette utilisation. Agence Option Finance (AOF) est une marque du groupe Option Finance
 
 
 
Source SIX Financial Information - Avertissement légal - Info et Actualité en direct