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06/07/12 08:37 Morning meeting AOF France / Europe - Attentisme avant l'emploi US

(AOF) - Les marchés devraient ouvrir en léger repli à l'instar des clôtures de Wall Street et des Bourses asiatiques. Le Nikkei de Tokyo a en effet clôturé vendredi en recul de 0,65%. Les opérateurs retiendront leur souffle avant la parution des chiffres du chômage officiels aux Etats Unis au mois de juin qui donneront une indication sur la reprise du marché du travail et plus globalement sur la santé de l'économie américaine. Point positif : hier, les créations d'emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis au mois de juin sont ressorties supérieures aux attentes, selon ADP.

L'analyse technique du CAC 40
Du point de vue de l'analyse technique, le bureau DayByDay constate la formation d'une bougie noire matérialisant quelques prises de bénéfices suite au vigoureux rallye initié vendredi dernier. Les actions des banques centrales ont effectivement poussé les investisseurs à prendre leurs gains alors que des bonnes statistiques américaines sur l'emploi ont écarté les espoirs de nouvelles mesures de soutien de la part de la Fed. Comme anticipé, l'indice CAC 40 s'est ainsi replié depuis sa résistance à 3267 points, suite à un bref excès haussier en début de séance. La consolidation devrait se poursuivre lors des séances à venir : les analystes de DayByDay conservent de ce fait un avis neutre. Le premier support se situe à 3147 points.

Les valeurs à suivre
AIR FRANCE-KLM
Le trafic passagers d'Air France-KLM au mois de juin a progressé de 4,6% pour des capacités en augmentation de 1,9%, permettant ainsi au coefficient d'occupation de gagner 2,2 points à 84,2%. Le nombre de passagers transportés s'est élevé à 6,90 millions (+2,5%). La recette unitaire au siège kilomètre offert (RSKO) hors change est en progression par rapport à juin 2011. L'activité cargo a enregistré une baisse du trafic plus limitée que les mois précédents. Alors que les capacités sont en baisse de 1,4%, le trafic recule de 2,8%.
ALPHA MOS
Alpha M.O.S. a enregistré au premier semestre 2011/2012, clos le 31 mars 2011, une perte nette de 947 000 euros, à comparer avec une perte nette de 456 000 euros, un an plus tôt. Le spécialiste de l'instrumentation d'évaluation sensorielle intelligente (nez, oeil et langue électroniques) a aussi annoncé une perte opérationnelle courante consolidée de 953 000 euros, contre une perte de 441 000 euros au premier semestre 2010/2011. Le chiffre d'affaires a reculé de 17% à 4,11 millions d'euros.
LDC
LDC a annoncé un chiffre d'affaires consolidé du groupe en légère progression de 0,8% à 692,4 millions d'euros à l'issue du premier trimestre de l'exercice 2012-2013. A périmètre identique et après retraitement du changement de date de clôture du Traiteur, le chiffre d'affaires a progressé de 2,1 % pour des volumes en augmentation de 1,3 %. Hors amont, l'activité Volaille France du premier trimestre est en progression de 2,0% à 469,3 millions d'euros. Les tonnages commercialisés sont ressortis en hausse de 1,9 %.
SEQUANA
Sequana a annoncé jeudi soir le succès de son augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires. Le montant brut de l'opération s'élève à 150 056 232 euros et se traduit par la création de 100 037 488 actions nouvelles. La demande totale pour cette augmentation de capital s'est élevée à environ 176 millions d'euros, soit un taux de souscription d'environ 117%. 92 613 972 actions nouvelles ont été souscrites à titre irréductible, représentant environ 93% des actions nouvelles à émettre.

Les chiffres macroéconomiques
La Balance commerciale en mai en France est attendue à 8h45. En début d'après midi, à 14 heures 30, les chiffres de créations d'emploi et le taux de chômage aux Etats Unis au mois de juin sont très attendus par les opérateurs.
A 8h25, l'euro cote 1,2384 dollar.

Hier à Paris
Les Bourses européennes ont terminé en net repli, pénalisées par les propos du président de la BCE laissant entendre que l'institution ne prendrait pas d'autres mesures de politique monétaire que la baisse des taux. La BCE a en effet abaissé cet après-midi de son principal taux directeur à 0,75%, soit son plus bas niveau historique, afin de relancer une économie européenne toujours morose. Mais les marchés avaient largement anticipé le geste de la banque centrale. Le CAC 40 a donc terminé en baisse de 1,17% à 3 229,36 points. L'Eurostoxx 50 a cédé 1,14% à 2 286,11 points.

Hier à Wall Street
Les marchés américains ont terminé aux alentours de l'équilibre dans l'attente des chiffres officiels mensuels de l'emploi publiés vendredi. Les mesures de soutien à l'économie annoncées par trois banques centrales, BCE, Banque d'Angleterre et Banque de Chine, étaient anticipées pour les deux premières. Le rapport ADP sur l'emploi dans le secteur privé a lui positivement surpris à la différence de la croissance de l'activité dans le secteur des services. Le Dow Jones a terminé en baisse de 0,36% à 12 896,67 points. Le Nasdaq Composite est resté stable à 2 976,12 points.

AOF - EN SAVOIR PLUS
- AF-KLM bénéficie d'une des plus fortes expositions du secteur aux pays émergents avec près de 40% de son chiffre d'affaires passager. Le groupe tisse sa toile en développant des partenariats régionaux.

Les points faibles de la valeur
- La conjoncture morose pèsent sur les résultats du groupe alors que parallèlement le coût du carburant reste élevé ;
- L'écart de compétitivité entre AF-KLM et ses principaux concurrents continue de se creuser au détriment du premier. La mise en place rapide du plan de transformation structurelle « Transform 2015 », annoncé début 2012, demeure donc la priorité du groupe ;
- AF-KLM doit affronter la concurrence du TGV, des compagnies à faible coût comme EasyJet ou Ryanair mais également des Compagnies aériennes des Etats du Golfe dont la stratégie repose sur un modèle « de croissance à tout va » et qui bénéficient d'aides étatiques massives ;
- Les accords d'entreprise ne sont plus adaptés à l'environnement actuel du transport aérien et pèsent sur la productivité du groupe. La négociation d'un nouvel accord collectif est un sujet délicat ;
- Le groupe est confronté à un endettement important qui met le groupe sous pression ;
- Les troubles géopolitiques dans le Monde Arabe pénalisent une partie du trafic d'AF-KLM.
- Le groupe reste sensible aux décisions « politiques » comme en atteste le débarquement express de Pierre-Henri Gourgeon à l'automne 2011 ;

Comment suivre la valeur
- AF-KLM est considérée comme une valeur de retournement (c'est-à-dire en voie de redressement) ;
- Le groupe est sensible au niveau du trafic aérien, et donc à la conjoncture, aux flux touristiques, à la confiance des voyageurs, aux intempéries, et au climat général (troubles géopolitiques, guerres, craintes d'attentats, épidémies) ;
- Gros consommateur de carburant, AF-KLM est aussi sensible à l'évolution des cours du pétrole, bien que sa politique de couverture en atténue l'impact ;
- Les mesures de protection des marges (adaptabilité de la flotte, réduction des coûts) et parallèlement, le coefficient de remplissage des avions, indicateur clé, sont à suivre ;
- Le groupe est dans l'obligation d'accélérer les réformes structurelles. L'arrivée à l'automne 2011 d'Alexandre de Juniac à la tête du groupe et, surtout, le retour de Jean-Cyril Spinetta aux commandes opérationnelles constituent, selon les analystes, un catalyseur pour des changements rapides. Le réseau court-moyen courrier est au coeur de la restructuration. Le groupe doit également redresser et repositionner son activité long-courrier, optimiser le fonctionnement des services en aéroports et des escales, accélérer la transformation du cargo et développer la maintenance et de l'entretien d'avions ;
- Le groupe se doit de réussir cette transformation sous peine, selon les analystes, de se voir marginaliser lors de la prochaine vague de consolidation du secteur.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Transport aérien
Suite à la hausse du prix du pétrole, l'Association internationale des transports aériens (Iata) a revu à la baisse ses prévisions de bénéfices pour les compagnies aériennes sur l'année 2012. Ils seraient plutôt de 3 MdUSD (2,3 MdEUR), contre 3,5 MdUSD estimés en décembre dernier. L'an passé, les profits des compagnies ont atteint 7,9 MdUSD (6 MdEUR). Les nouvelles prévisions de l'Iata sont basées sur un prix moyen du baril de 115 USD, alors que les prévisions précédentes se basaient sur un prix moyen de 99 USD. Les compagnies européennes devraient afficher des pertes de 600 MUSD (450 MEUR) et les compagnies africaines perdront 100 MUSD (75 MEUR). En revanche, les compagnies nord-américaines devraient enregistrer des bénéfices de 900 MUSD (675 MEUR), et celles d'Asie-Pacifique des profits de 2,3 MdUSD (1,7 MdEUR). En 2012, le nombre de passagers devrait continuer de croître (+4,2%) et le fret aérien devrait stagner au niveau atteint au dernier trimestre de 2011.


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